Les pigeons en Belgique

PigeonNous nous attachons dans cet article à un des derniers gibiers sauvages de Belgique, et abondant de surcroît : le ramier.

Nous évoquerons en même temps les trois autres espèces rencontrées en Belgique, même si ces dernières sont interdites de chasse.

Comme le signalait la revue allemande de la Chasse : " Wild und Hund ", il faut mentionner le célèbre Archie Coats, anglais spécialiste de la chasse au pigeon ramier, dont il abattait quelque 20.000 pièces par an. C'était un professionnel de cette chasse.Si un tel tableau est difficilement réalisable en Belgique, il n'en reste pas moins vrai que le tir du ramier, à l'affût, à la botte, à l'appelant lors des passages reste une des grandes joies du chasseur moyen. Il y a en fait quatre espèces relativement communes rencontrées en Belgique, certaines dans certains territoires seulement : le pigeon ramier, le pigeon bizet, la tourterelle des bois et la tourterelle turque.

Mais seul le ramier a une véritable destination cynégétique. Reconnaissable aux taches blanches sur les côtés du cou et sur les ailes, ainsi que la couleur noire du bout des plumes de la queue. Le jeune pigeon de l'année ne présente les taches blanches qu'en fin de l'été. De même, le jeune pigeon a le bec foncé (au lieu de rouge) les pattes bleu-gris et l'iris foncé.

Par contre, chez le pigeon bizet les articulations des ailes sont noires et les taches du cou vert brillant. Ce pigeon niche dans des trous de rocher essentiellement. Tous ces colombidés pondent en général deux œufs blancs, de mars à l'été. Il en ressort de deux à quatre couvées par an. L'incubation dure de 16 à 18 jours et les pigeonneaux sont nourris d'une sorte de lait que leur apportent les parents pendant plus ou moins quatre semaines. Comme ils se nourrissent de verdures et de grains, ils peuvent causer de sérieux dommages dans les cultures, maraîchères et autres, ce qui entraîne la permission de tir au moment des couvaisons, après avoir introduit une demande officielle aux autorités.

Du point de vue chasse, il est un élément que l'on perd souvent de vue, c'est la nécessité après le tir de nettoyer le gésier, car la fermentation des grains et nourritures contenues peut amener une fermentation dommageable pour le goût de la viande.